42 ème jour Räckeve Dunauszentgyörgy 100 Kms En partant ce matin, nous avons eu la surprise de retrouver un panneau indicateur de l’Eurovélo 6. En fait, il indiquait une direction correspondant, sur notre carte, à une variante. Nous avons pris la décision de la suivre. L’option était bonne. Pendant près de 25 Kilomètres, nous avons cheminé entre le Rackevei Duna (un bras du Danube) et des résidences secondaires. L’ambiance était estivale, sous un très chaud soleil. Les gens, très décontractés, pêchaient, se baignaient, bricolaient, etc… P1050447_1.jpg . Puis, nous avons cheminé quelques temps sur la digue. C’est bucolique mai peu praticable. P1050449_1.jpg . En fin de mâtinée, nous avons volontairement quitté l’Eurovélo 6, pour rejoindre Pechs, afin de limiter notre kilométrage à un peu plus de 80 Kms au lieu des 94 Kms nécessaires sur le parcours officiel pour atteindre une ville avec des hébergements. C’est en effet un élément majeur à prendre en compte dans l’organisation de nos étapes. Les localités avec hébergements sont assez rares. On peut facilement faire 20 à 30 Kms sans en trouver. Avant de partir le matin, il est donc préférable de savoir où nous voulons nous arrêter le soir. Nous reviendrons sur le sujet plus tard. A 15 Heures, après un petit repos bien mérité, nous étions arrivés à 4 Kms de notre destination finale. P1050451_1.jpg . Et là, très mauvaise option ! Afin d’éviter une route à grande circulation, d’ailleurs interdite aux vélos (ce que personne ne respecte), nous avons cherché des voies parallèles. Sur les indications d’un quidam local, nous sommes partis sur une petite route très pentue, vite devenue un chemin caillouteux infect. On soupçonne le quidam en question d’avoir été corrompu par nos éternels ennemi, les moustiques. En effet, dès les premiers mètres de la montée, ceux-ci nous sont tombés dessus sans coup férir. Imaginez la scène : vous avez chaud, la sueur vous coule dans les yeux, votre guidon part dans tous les sens à cause des cailloux, il faut appuyer sur les pédales car la montée est rude et sur chaque bras, chaque jambe, le visage, des centaines de moustiques viennent vous sucer le sang. Le temps d’en tuer un sur le bras gauche, dix atterrissent sur le bras droit. Bref, arrivés en haut du chemin, nous étions piqués de partout avec d’horribles sensations de brûlures. Ce premier incident, nous a un peu gâché notre journée qui s’était parfaitement bien déroulée jusque là. Enfin arrivés, nous avons cherché un logement. Et là, deuxième problème. Nous sommes en plein festival international du blues de Pechs !!! Pas une chambre disponible dans la ville… Fort heureusement, un hôtelier sympathique a pris notre problème en main. Il nous a finalement trouvé un logement, mais à douze kilomètres. Pas l’idéal, mais faute de mieux… En tout état de cause, merci à lui car il s’est battu pour trouver une solution et régler toute l’organisation, allant jusqu’à nous imprimer les cartes Google pour nous orienter. Si vous allez à Pechs, n’hésitez pas. Allez le voir de notre part. Il s’agit de la Pizzeria Panzio « Familia », Zsiros köz. 13, à Pechs Internet wwwfamiliapizzeria.hu P1050453_1.jpg . Pour finir cette journée peu ordinaire, nous allons faire un peu d’histoire du sport. Vous avez tous en tête l’exploit de Bob Beamon aux Jeux Olympiques de Mexico, pulvérisant le record du saut en longueur, performance qui restera inégalée pendant plus de trente ans. Ce jour là, les circonstances étaient particulières. Il faisait très chaud, l’hygrométrie très élevée, l’orage grondait et les éclairs sillonnaient le ciel. Beamon lui-même était quasiment en transe, faisant appel à dieu pour son dernier saut historique. On peut dire que nous avons vécu ce jour un évènement quasi comparable. Les conditions météos étaient identiques : grosse chaleur, hygrométrie élevée, orage menaçant accompagné des premières gouttes de pluie. Par contre, notre héroïne du jour a innové en implorant…le barman de lui servir une bière très fraîche. Et là, regonflée à bloc, elle s’est élancée à plus de 20 Kms/heure de moyenne, pour gagner au plus vite notre hébergement et par la même occasion porter son record de distance à vélo avec (grosses) sacoches à 1OO Kms. Le soir même, l’évènement était fêté dignement et le brevet des 100 Kms remis à notre héroïne comme le veut la tradition. P1050455_1.jpg .

Résumé comptable de notre journée : au lieu de faire 80 Kms, nous en avons fait 100, soit 6 de plus que ce que nous avions rejeté le matin. Ainsi, va la vie...